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 Mirohan, par le feu et la foi

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MessageSujet: Mirohan, par le feu et la foi   Dim 16 Avr - 0:50

Mirohan fut très tôt baigné dans le culte de Mars, dieu de la guerre. Son père, chevalier pour le culte, apportait une grande importance en la croyance, le courage et la bravoure.
Recevant les bonnes manières et convenances sociales auprès de sa mère, il recevait par son père une éducation stricte et sévère comportant : la maniement des armes, celui du bouclier, les techniques de combat et principalement la fidélité, le dévouement et la soumission à Mars.
Mirohan dut pendant plusieurs années apprendre les lithurgies dédiées à son nouveau dieu. Il devait, en toute acte, remercier Mars de le lui avoir
permis.

A partir de 10 ans, son père lui raconta ses faits d’armes et exploits. C’était sans savoir que 2 ans plus tard, son père serait rappelé à l’ordre et reprit les armes pour rejoindre et servir son ordre : les Répurgateurs. Mirohan resta donc avec sa mère et continua son entraînement avec les quelques hommes restant car à Bas-Tyra, nombreux étaient ceux qui comptaient parmi les rangs des répurgateurs.
Trois autres années passèrent et Mirohan continuait de grandir sans père. Les rares nouvelles parlaient de combats acharnés, de nombreuses pertes et prisonniers mais aussi d’une détermination sans faille de l’ordre et de son père.

C’est à l’âge de 16 ans que le malheur se produisit. Mirohan, alors en pleine prière à Mars, remarqua une forte odeur de brûlé.
Quittant la chapelle précipitamment, il arriva devant la source de la fumée et assista impuissant à l’incendie qui ravageait sa maison.
Il était très tôt et le soleil n’était pas encore levé. Il n’y eut personne pour l’aider ou pour le voir lorsqu’il rentra dans la maison en feu afin d’y secourir sa mère endormie à l’étage. Esquivant les flammes, il dut se fier à ses souvenirs pour avancer dans les pièces tant la fumée obstruait toute visibilité. Il put atteindre l’escalier et, luttant contre l’asphyxie qui menaçait ses poumons, il courut jusqu’à la chambre de sa mère.
Elle était bien là, comme endormie dans un profond sommeil alors que les flammes commençaient à lécher les bords du lit. Il tenta de la réveiller mais en vain et se décida à la porter jusqu’à l’extérieur, là où tout dangers seraient écartés.
Après une périlleuse descente d’escalier, il se trouva bloqué par un mur de flammes rendant la sortie impossible. Il dut renoncer à porter sa mère dehors. La réalité lui sauta aux yeux. Il vérifia dans un dernier espoir mais l’absence de battements dans le cou de sa mère rendait la réalité inévitable.
Il coucha sa mère dans la cuisine, lui adressa un dernier baiser puis, pour ne jamais l’oublier, lui prit sa bague. Qu’elle était belle ainsi, son expression si calme et apaisée. Plus personne ne la verrait comme ça désormais.
Mirohan se tourna vers les flammes et réunit toute la bravoure qui lui restait. Il traversa les flammes vers la sortie. Le feu léchait ses vêtements et son visage. La chaleur était intense mais il atteint finalement la porte.

Dans la nuit mourante, il regarda les flammes emporter tout de ce qu’il aimait. Ce feu emportait sa vie, sa vie au côté de sa mère, sa vie dans cette maison.
Il serra la bague dans ses mains alors que les larmes coulaient sur ses joues et séchaient par la chaleur du brasier. Quand finalement il se releva, la colère et la frustration se lisaient sur son visage. Mais directement visible, bien que ne le sachant pas, l’iris de ses yeux avait changé.
En réaction à la chaleur qui pendant plusieurs minutes avait léché sa peau, ses yeux avaient pris une teinte orange.

Etant maintenant sans attaches dans cette ville, il parti à la recherche de son père parti au combat.
Pendant 2 ans il fut sur les chemins, allant de champs de bataille en champs de bataille. Partout on avait entendu parlé des Répurgateurs et partout on lui disait de continuer vers le sud, par où l’ordre et son père avait été vu.
Jusqu’au moment où il les rattrapa ou du moins ce qu’il en restait. Aux nouvelles qu’il récolta, l’ordre avait été envoyé contre les Sarrasins du sud. Attaquant en terrain inconnu l’ordre avait subi de terribles pertes.

Lors du dernier assaut, le père de Mirohan compta parmi les disparus. Son corps ne fut pas retrouvés parmi les cadavres.

Mirohan accueilli la nouvelle très mal. Acceptant les conseils des membres de l’ordre qui lui affirmaient que tenter quoique ce soit contre les Sarrasins était pure folie, il garda en lui la douleur de cette deuxième perte. Commença pour lui une nouvelle vie, il avait alors 18 ans. Il laissa l’ordre des Répurgateurs et parti vers la ville de Azorath. C’est d’ailleurs là qu’il rencontra Dorn. Leur rencontre, anodine aux premiers abords créa rapidement une entente et une amitié entre les deux personnes. Bien qu’âgé d’un an de plus que Mirohan, ils s’acceptèrent comme des frères. Mirohan compensa ainsi légèrement la perte de ses deux parents par l’arrivé de ce frère de toujours


Dernière édition par le Jeu 15 Juin - 22:23, édité 2 fois
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